Concernant Gigi, j'ai posé la question à mon véto, à savoir quand sait-on que le moment est venu de libérer le chat de sa souffrance...
Le chat ne sait pas qu'il est malade...il subit, point.
Il ne va pas se plaindre et il vivra avec sa maladie jusqu'au bout de ses forces, jusqu'à ce que la maladie arrive à ses fins.
C'est hélas à nous de décider pour le chat quand il faut le soulager de sa souffrance.
Le véto conseille de surveiller le rythme de vie du chat et de comparer ce qu'il faisait avant la maladie et ce qu'il fait avec la maladie comme :
Le jeu, l'appétit, le déplacement, la vivacité.
J'en suis là avec Gigi. Je la regarde vivre avec sa maladie et je compare ce qu'elle faisait avant et ce qu'elle fait maintenant.
Elle ne joue plus, dort beaucoup, mange toujours. Elle ne peut plus ronronner sans tousser, renâcler. Elle demande à sortir encore mais pour rester coucher derrière la fenêtre.
Son arête nasale est déformée sur le côté droit et toujours ce bout de peau qui ressort avec du pus et du sang : ça croûte et elle se l'enlève.
je n'arriverai pas seule à prendre la décision de l'endormir, à savoir quand il faudra le faire, à l'emmener pour cet acte.
Pour Pompon Noir et Princesse, j'ai subi cette décision. Ils étaient déjà chez le véto quand l'acte a été fait. Je les avais emmener pour des examens complémentaires suite à leur état général affaibli et vu le diagnostic sans espoir, le véto a fait ce qu'il fallait à ce moment.
Là, c'est différent, elle est vers moi. Il y a bien tumeur des cavités nasales mais on ignore avec la biopsie si la tumeur est agressive ou pas, si elle va stagner ou s'étendre. Vu l'évolution depuis maintenant 2 mois et les traitements faits sans succès, le véto penche pour une tumeur grandissante.
Je la regarde et elle ne doit rien comprendre à ce qui se passe pour elle. Elle subit sa maladie, cette condition de vie anormale, cette difficulté à respirer.
Et moi, je sais que si elle retourne chez le véto, ce sera la dernière fois que je la verrai vivante.
Que dois-je faire ?
Mm si je câline les minous, je m'amuse avec mes enfants ou je sors faire des emplettes, je sais que Gigi va très mal et ça me fait mal, là dans le coeur mais il faut faire face, afficher un sourire, ne pas larmoyer devant les gens. La journée, j'y parviens mais le soir, c'est l'effondrement quand tout le monde dort.